La sécurité du personnel est une obligation pour les chefs d’entreprise qui emploie un ou plusieurs salariés. Régie par le code du travail, elle impose d’évaluer les risques, et de mettre en place les mesures appropriées afin de les réduire.
Au quotidien, sensibiliser et former le personnel aux bonnes pratiques n’est pas une démarche anodine. La première étape repose sur la rédaction du document unique. Obligatoire, il vise à répertorier l’ensemble des risques présents dans les ateliers, comme dans les bureaux. « L’employeur est tenu d’évaluer les risques éventuels et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés de son entreprise », rappellent les textes du code du travail.
A titre d’exemple, toutes les issues de secours devront être laissées libre d’accès. Les chefs d’entreprises veilleront également à afficher un plan d’évacuation lisible, et à s’assurer du bon fonctionnement des boitiers autonomes d’éclairage de sécurité.
Confronté au risque d’incendie, le personnel devra être formé à l’utilisation des extincteurs. Les modèles utilisés seront adaptés à la nature du feu rencontré : à eau avec un additif pour le papier et le carton, à CO2 pour une armoire électrique, ou à poudre pour faire face à tout type d’incendie.
Sécuriser le stockage, désencombrer les sols
Afin de réduire les risques de chute, le stockage des marchandises à l’image des pièces détachées, doit être aménagé sur des étagères ou des racks. Les mezzanines devront être accessibles par un escalier (plutôt qu’une échelle), et être sécurisées par des gardes corps. Une attention particulière doit être apportée aussi au rangement au sol.
Les chutes de plain-pied le plus souvent liées à l’encombrement et à la saleté des sols représentent en effet 11% des accidents de travail dans les garages, générant jusqu’à 80 jours d’arrêt ! En pratique, un kit d’épandage (poudre) devra rester à disposition des équipes en cas de déversement accidentel d’un liquide (huile…).
Enfin, la priorité sera donnée au respect des conditions d’exercice de l’activité de chaque salarié, en particulier dans le cadre d’un remplacement. L’objectif est alors d’évaluer les capacités et les limites du nouveau collaborateur.
Face au risque humain, la prévention prend tout son sens. Les contrôles réglementaires des équipements des ateliers devront être également à jour, et les installations électriques aux normes. Car au-delà des conditions d’indemnisation prévues dans un contrat d’assurance, la responsabilité juridique du chef d’entreprise peut être engagée.
Crédit photo : iStock gilaxia
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